FacebookTwitterPartager cet article
Avec ou sans label, locations de vacances vertes sur IKINAT.com

F© NLshop

Les labels verts ont le vent en poupe.

 

Les hébergeurs touristiques, de toutes tailles, sont nombreux à adopter une démarche de labellisation ou de certification « verte ».

En France, il y en a 5 :  Eco-label Européen, Pavillon Bleu, Gîte Panda, La Clef Verte, Ecogîte.

Impulsé par un manager sincère, qui y croit, c’est souvent un projet d’entreprise mobilisateur et motivant pour les employés de ces structures. Dans bien des cas, cela leur permet de formaliser certaines pratiques, voire d’être aiguillonné pour aller un cran plus loin.

L’établissement se distingue ainsi de ses concurrents et cela peut faire la différence du coup auprès de certains clients.

 

Les difficultés sont là : non rentabilité, manque de visibilité et faible reconnaissance du public.

 

On s’en rend compte sur IKINAT.com, tous les propriétaires de locations de vacances écologiques n’ont pas de labels.

Démarches trop lourdes, complexes, onéreuses, etc., autant de raisons invoquées entre autres, de ne pas en avoir.

Beaucoup disent également que ce n’est pas rentable.

Certes, certains font une démarche de labellisation indépendamment de ce critère, par militantisme, acte de foi.

Parmi ceux qui ont des certifications vertes, beaucoup n’ont pas le sentiment que leur démarche leur rapporte plus de chiffres d’affaires pour autant, alors que cela pourrait constituer un bénéfice attendu.

D’où cela provient-il ?

 

Le paradoxe du dire et de l’agir.

 

Dans les études, les gens se disent sensibles à la dimension environnementale de la structure de vacances quand ils doivent en choisir une.

Selon un sondage BVA Opinion d’avril 2011, plus d’un Français sur 2 (58 % pour être précis) placent le critère environnemental comme facteur de choix pour leur hébergement de vacances.

Mais s’ils mettaient autant que cela en action et en geste, cette sensibilité et cet intérêt, comment se fait-il que tant de structures qui ne font rien de particulier en faveur de l’environnement tiennent le haut du pavé ? Et que tant de propriétaires et d’hébergeurs qui sont dans cette démarche de tourisme durable, avec ou sans label, se désolent de n’être pas assez connus, reconnus et choisis comme tels par leur client ?

Seuls 5 % des Français interrogés dans une enquête menée par le site Zoover (*) ont indiqué séjourner uniquement dans des hébergements verts pour leurs vacances alors que la moyenne est de 13 % en Europe.

L’immense majorité des gens affiche une conscience de bon aloi.

Dans les faits, ils vont au moins coûtant et/ou au plus séduisant par rapport à leurs envies de vacances.

On ne saurait le leur reprocher. Dans le contexte actuel, dans de nombreux foyers, on compte et l’on fait attention à son budget. Donc primo, on veut en avoir pour son argent, et, deuzio, les vacances sont trop précieuses pour prendre le risque de ne pas les réussir, quel que soit ce qu’on met derrière ce verbe.

De ce fait, la démarche environnementale du propriétaire et de sa structure est perçue comme une cerise sur le gâteau, un « nice to have »,  mais n’est pas, encore, un critère de choix déterminant, un « must have ».

C’est donc bien un plus pour les hébergeurs, en termes d’image, de communication, mais n’est pas un levier déclenchant pour la réservation, et donc le développement de l’activité, ou dit plus crûment, pour le chiffre d’affaire, ou alors de façon marginale, pour une frange de vacanciers. Mais pour le grand public, non.

Cela évoluera, espérons-le !

 

 

(*)– Avis de voyageurs sur près de 4 000 visiteurs dans 17 pays européens.

Ces articles peuvent également vous intéresser !

12 novembre 2013 Tourisme vert et éco-tourisme

Les commentaires sont clos.