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Quand MacDonald’s essaie de repositionner son image auprès des parents de sa cible de prédilection ….

Il faut dire qu’il y a du travail !

De plus en plus de gens, en effet, ne se laissent plus embobiner par le marketing super efficace de MacDo auprès de nos chères têtes blondes : le clown qui vous distribue des ballons le mercredi après-midi, le jouet gadget dernière tendance (décliné pour les filles et les garçons, on pratique soigneusement la différenciation sexuelle chez MacDo !) dans le fameux happy meal, des aires de jeux où les enfants peuvent s’éclater pendant que Papa et Maman reprennent des forces en mangeant leur cheeseburger, sans parler de ce qu’il y a dans le HappyMeal qui fait les délices des bambins : on peut enfin manger avec ses doigts sans se faire réprimander, y a des frites (quel enfant n’aime pas les frites ?) et du coca !!!

Bon c’est que maintenant on peut faire manger nos enfants un peu plus sainement (et nous aussi, adultes). L’Evian (aromatisée fraise avec encore beaucoup trop de sucre dedans) peut remplacer le Coca, la compote (pas encore allégée en sucre me semble-t-il) au lieu du classique sundae, etc … On peut prendre une salade au bon goût de caoutchouc au lieu des frites. Tout est question de volonté, n’est-ce pas ?

J’ai vu l’autre jour le film documentaire « Supersize me », fait par un journaliste américain Morgan Spurlock (voir ici le lien vers un article sur Wikipedia). Edifiant ! Le type s’est nourri exclusivement pendant un mois de « nourriture » MaCdo. Au final il a pris 12/13 kg et à mis plus de 6 mois à s’en remettre (perte de poids, retour à la normal de son cholesterol, de ses fonctions hépatiques, …). Surtout il a démontré de manière pertinente l’engrenage qui mène à l’obésité des Américains, et des Européens, car on ne va pas y échapper.

Le cocktail manque d’activité physique, mal bouffe (trop de gras, trop de sucre, trop de produits raffinés, industrialisés -le passage où les gosses dans les cantines ne mangent que des pizzas ou des plats directement transférés de la conserve au réchaud fait froid dans le dos) est clairement expliqué.

Ce qui est stupéfiant c’est aussi la dépendance que ce « nourriture » semble produire sur certains. Il y en a qui ne vivent, ne jurent que par MacDo. On pourrait probablement dire la même chose de Quick, Kentucky Fried Chicken and co.

Il y a aussi l’aspect « poussse à la consommation » qui est dramatique. Pour le même prix on a le Super Size (d’où le titre du documentaire) alors pourquoi s’en priver et s’empifrer encore plus ?

Tout ça faisant mauvais genre, MacDo a retiré ses produits SuperSize, introduit des salades et des sauces allégées tout en niant un quelconque rapport avec le film.

En France, depuis plusieurs années, les équipes de com s’échinent à positiver l’image de MacDo « l’envahisseur américain » auprès des Français et d’expliquer que tous les produits frais venaient de France et si possible de producteurs locaux, que MacDo contribue ainsi au maintien d’une agriculture française (José bové et ses amis apprécient, n’est-ce pas ?). En fait vous mangez français, mesdames et messieurs. Frites, steacks, bon lait dans les yahourts, bien sucrés et bien gras mais français !

Mais ça ne suffit plus car les questions de santé et de bien-être l’emportent à présent. Donc nouveau changement dans l’argumentation : plus de santé, plus d’éducation nutritionnelle, l’accroche de la publicité est on ne peut plus explicite « Etre le restaurant des enfants nous donne des responsabilités ».

Notre responsabilité à nous parents est d’éduquer nos enfants à ce qui est bon et mauvais pour eux. Aller une fois de temps en temps au MacDo ne fait pas de mal et leur fait plaisir. Il faut juste leur apprendre les limites du « concept » pour ne pas se faire piéger et les rendre accros.

J’en connais qui y vont plusieurs fois par semaine … Par facilité pour la mère j’imagine (pas besoin de faire à manger), illusion de faire des économies (il y a un cadeau en plus, un jouet à la noix, une babiole qui amuse le gosse 5 minutes et flatte notre conscience d’avoir fait plaisir à bon compte – encore que ça puisse représenter un certain budget pour certaines familles).

Bref, comme en toutes choses, il ne faut pas abuser et rester conscient de la manipulation que l’on tente d’excercer sur nous.

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30 mars 2008 Marketing du bio

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